Comment faire pour… activer la compétence « écoute active » ?

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Comment faire pour... activer la compétence

1. Développez votre intérêt pour l’autre. La question à se poser c’est de savoir si vous avez envie de vous intéresser à votre interlocuteur ou bien si vous préférez parler de vous. Parce que pour développer l’écoute active, il est essentiel d’être guidé par un réel intérêt pour l’autre : pour ce qu’il est, pour ce qu’il dit, pour la manière dont il vit les choses. L’écoute active implique d’être concentré sans juger, sans réagir spontanément par des conseils ou des opinions. « Moi, j’aurais fait autrement, tu devrais plutôt … ». Elle demande de la patience et de l’humilité.

2. Taisez-vous ! Qu’avez-vous envie de dire aux gens qui vous posent une question et qui n’écoutent pas la réponse ? Rien ! C’est pourquoi, quand une personne s’exprime, tendez l’oreille, tournez votre langue 7 fois dans votre bouche, mais ne parlez pas ! Bien sûr, vous aurez envie de rebondir sur les propos de votre interlocuteur, bien sûr vous trépignerez de raccrocher son histoire à la vôtre « Ah, moi c’est pareil et blablabla ». Mais vous n’en ferez rien car l’écoute active c’est avant tout faire taire son égo pour ne pas ramener la conversation à soi.

3. Synchronisez-vous sur votre interlocuteur. Bien que ce soit votre interlocuteur qui a le monopole de la parole, vous pouvez interagir avec lui par le langage corporel : opinez du chef, maintenez le contact oculaire, adaptez vos mimiques à celle de votre vis-à-vis. Quand l’autre change de posture, attendez environ 5 à 10 secondes puis adoptez naturellement sa nouvelle position. De cette manière vous instaurez un effet miroir permettant à celui qui s’exprime de mieux se connaître et se comprendre. Par votre silence et votre posture, vous lui démontrez votre intérêt pour lui.

4. Utilisez des onomatopées. C’est votre interlocuteur qui tient la vedette : c’est lui qui parle de lui, de ses expériences, de ses opinions. Mais parfois il arrive que la star se taise et se trouve à court de dialogue. Que nenni, n’en profitez pas pour vous engouffrer dans le vide afin de parler de vous. Au contraire, répondez au silence par des silences ou limitez-vous à des onomatopées du style « hum hum », « oui, oui », « d’accord ». Vous serez surpris de voir que votre interlocuteur va relancer le discours de lui même. C’est pourquoi il faut rester centré sur lui et pas sur vous !

5. Reformulez les propos de l’autre. Bravo, vous avez écouté l’autre avec intérêt et bienveillance, mais avez-vous compris tout ce qu’il a voulu dire ? C’est le moment de vérifier en prenant la parole. Manifestez votre volonté de vous exprimer ( par un geste ou un mot) et dite par exemple : « Si je comprends bien… », ou « Autrement dit », ou « Ce que vous voulez dire c’est… ». Vous pouvez soit reformuler avec vos propres mots (reformulation synthèse), soit répéter mot pour mot ce que vient de dire votre interlocuteur (reformulation écho).

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