Les communautés de pratique : retour sur un phénomène souvent spontané et pourtant très profitable

0
330
Les communautés de pratique : retour sur un phénomène souvent spontané et pourtant très profitable

Les communautés de pratique désignent le regroupement de plusieurs personnes qui partagent les mêmes problématiques, souvent qui font le même métier. Ces réunions permettent à leurs membres d’échanger sur leurs pratiques, les enjeux auxquels ils sont confrontés, leurs savoir-faire ainsi que leurs outils. On remarque que ces communautés s’organisent souvent spontanément et fonctionnent de manière autogérée. Très riches de sens pour les collaborateurs, elles permettent de développer des outils collectifs testés et complètement adaptés à un corps de métier particulier ainsi qu’aux entreprises dans lesquelles elles se sont développées. Une expérience à favoriser voire à apprendre à mieux piloter …

Principe général

Souvent mises en place de manière informelle, les communautés de pratique s’organisent en général avant ou après le travail ou encore pendant les pauses déjeuner. Elles reposent sur un domaine d’activité commun, une problématique identique, une volonté de progresser et l’envie de capitaliser sur des compétences confirmées. Elles sont également l’occasion de rencontres et de socialisation. Les communautés de pratique déterminent d’emblée leurs objectifs, leurs moyens et leur durée de vie en fonction des enjeux identifiés.

Pourquoi et comment les utiliser ?

Le travail collaboratif et le partage de connaissances sont une véritable valeur-ajoutée des communautés de pratique. Il n’existe pas de méthode de référence pour les constituer. Souvent elles se créent spontanément en réponse tacite aux besoins de professionnels qui veulent partager leur méthode et la confronter à celles d’autres profils similaires. Les objectifs sont multiples :

  • Le partage et la production de connaissances basées sur l’expérience et l’expertise.
  • L’intégration et la formation de collaborateurs.
  • La résolution de problématiques complexes techniques, managériales ou encore comportementales.
  • La création de réseaux, de transversalité et de parité.

Au final, l’idée est de formaliser – concrètement ou pas – une sorte de guide de bonnes pratiques et de bonnes idées qui servira de référence aux membres de la communauté comme à l’entreprise si cette dernière l’a intégrée au préalable dans son mode de fonctionnement organisationnel.

Une seule précaution est à prendre en compte dans ce genre de pratique collaborative : être attentif à l’investissement de tous voire que des nouveaux membres soient souvent inclus. Ceci afin de nourrir les réflexions avec un souffle nouveau et surtout soulager les membres actifs qui risquent de se désengager avec le temps. Les niveaux de contribution doivent, eux aussi, être partagés et équilibrés !

Comment les organiser et les « manager » ?

Une entreprise qui prend conscience de l’avantage concurrentiel de ce type de pratique devra adapter sa pratique managériale au mode collaboratif. Sans interférer avec le mode de fonctionnement de la communauté de pratique, il s’agit simplement de libérer du temps et d’encourager les membres de ces réunions. Sans velléité de contrôle, un manager dont les membres se sont inscrits dans une communauté devra s’intéresser à ce qui est produit en son sein, la valoriser et surtout capitaliser sur les nouvelles compétences induites par cette pratique. La mise en place de plateformes collaboratives, d’un intranet ou d’une messagerie professionnelle instantanée facilitera le partage et la co-création.

La bonne coordination de la communauté est une clé essentielle de sa réussite. Si elle n’est pas prise en charge par l’un de ses membres, un comité de pilotage doit être mis en place pour la structurer : listes de sujets à traités, compte-rendu réguliers, liens avec la direction d’une entreprise, recrutement et intégration de nouveaux membres si besoin… Pour un bon fonctionnement, les communautés de pratiques nécessitent une méthode de travail et une organisation transversale.

Les bénéfices pour l’entreprise

  • Une diffusion des « bonnes pratiques » au sein de l’entreprise
  • Un engagement et une motivation accrus
  • Un développement de connaissances et de compétences
  • Une veille concurrentielle opérationnelle

Les bénéfices pour les participants

  • Une prise de confiance dans les savoir-faire
  • Une identification des enjeux de l’entreprise et une réponse collective
  • Une meilleure capacité à affronter les défis
  • Une convivialité et un sentiment d’appartenance développés

 

Cliquez pour découvrir nos ateliers de co-développement

Plus d’articles sur le partage de compétences ? Découvrez :

*Cet article est issu du livre « La méga boîte à outils du Manager Leader »

PARTAGER SUR

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here